LIVRES JEUNESSE /Tous les chemins mènent au soudan

A l’occasion de la parution d’une collection inédite de livres jeunesse bilingues (français arabe) sur le patrimoine culturel soudanais, l’Institut français a organisé une exposition présentant les illustrations originales des ouvrages.

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L’Ambassadeur de France, Bruno Aubert, le Ministre fédéral de la Culture, El Tayeb Hassan Badaoui et le Directeur de la Bibliothèque nationale du Soudan, Nourredine Satti, ont inauguré cette exposition jeudi 13 février.

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Depuis 2013, l’Institut français du Soudan a engagé un programme ambitieux (2013-2016) de soutien au Livre afin de promouvoir le patrimoine culturel soudanais au Soudan et en France, ainsi que dans les pays arabes et francophones.


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Une étroite collaboration a été mise en place avec différents acteurs du secteur culturel soudanais. Ainsi, l’Institut français a noué un partenariat avec la Centre culturel Abdel Karim El Mirghani pour éditer chaque année en version bilingue (arabe-français) le 1er prix du concours Tayeb Saleh pour la Nouvelle. De même, un roman ayant obtenu le prix Tayeb Saleh est en projet de publication dans une traduction française avec un éditeur français. Par ailleurs, des contes soudanais recueillis et traduits en français par Mme Viviane Amina Yagi seront édités début 2015 en France par les Editions du Jasmin et illustrés par l’artiste soudanaise Amel Bashir.

Une forte culture de l’oralité

Le Soudan connait une forte culture de l’oralité qui alimente une mémoire ancestrale. C’est cette littérature orale riche de récits mythiques, légendes, contes et fables que l’Institut français entend faire partager au plus grand nombre, à commencer par les plus jeunes. Capturer la Parole vivante et mouvante dans le marbre de l’Ecrit constitue un acte impossible. Car chaque récit appartient à son récitant dans sa singularité. Cependant, sa transcription immuable permet, même imparfaitement, de transporter la parole pour la propager, la partager et la conserver.

L’Institut français, convaincu de l’importance pour les jeunes générations et les générations futures d’accéder à cet univers stimulant de l’oralité, a engagé une collaboration pérenne avec la toute jeune Maison d’édition soudanaise TIBAR, dirigée par Salah Elmur, afin de publier une série de contes soudanais pour enfants en version bilingue (arabe-français) illustrés par des artistes soudanais.

Matryoshka dans le Désert

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Lire le conte "Matryoshka dans le désert" (versions française et arabe)
(PDF - 4.6 Mo)

-* L’histoire de la fille Kouchi (Hakayat Bint Kouchi)

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PDF - 1.2 Mo
Lire "L’histoire de la fille Kouchi" (versions française et arabe)
(PDF - 1.2 Mo)

-* L’aveugle et le paralytique (El aama we el kassih)

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PDF - 1.5 Mo
Lire le conte "l’aveugle et le paralytique" (versions française et arabe)
(PDF - 1.5 Mo)

-* Fatma canne à sucre (Fatma qassab sukar)

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PDF - 1.6 Mo
Livre le conte "Fatma canne à sucre" (versions française et arabe)
(PDF - 1.6 Mo)

Cette collaboration, qui a pour objectif la promotion du patrimoine culturel soudanais, s’est également traduite par la publication d’ouvrages jeunesse bilingues sur les jeux populaires soudanais, les grands écrivains soudanais ou encore les célèbres chanteurs soudanais du 20ème siècle. Chaque ouvrage est illustré par des œuvres originales d’artistes soudanais. L’objectif étant de fournir à l’enfant un livre de qualité stimulant l’imagination et la créativité.

Découvrir les chanteurs soudanais

Les illustrations sont signées par le célèbre artiste soudanais Otaybi.

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Découvrir les écrivains soudanais

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Découvrir les jeux populaires soudanais

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El Ghommeida / الغميثضة
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Les enfants se réunissent le soir sur la place du village. Ils choisissent l’un d’entre eux et lui bandent les yeux avec un tissu. Ce peut être un foulard emprunté à leur mère ou un turban appartenant à leur père. Puis, ils courent et tournoient autour de l’enfant aux yeux bandés. Ce dernier doit essayer d’attraper l’un de ses camarades. Ses mains virevoltent dans toutes les directions. Celui qu’il réussit à attraper le remplace. Le jeu se poursuit dans les rires et la bonne humeur jusqu’à la fin de la soirée quand la lune, fatiguée, disparait pour aller se coucher.

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Shaddat / شدت

Les enfants se retrouvent sur la place du village. Chacun replie sa jambe droite derrière lui et la maintient fermement en tenant son pied avec sa main gauche. Chaque enfant sautille à cloche-pied et doit avec sa main droite pousser l’autre pour essayer de le faire tomber ou le contraindre à relâcher sa jambe tout en faisant bien attention à ce que cela ne lui arrive pas également. Celui qui tombe par terre ou repose son pied au sol sort du jeu. Le gagnant est celui qui réussit à rester debout et à tenir sa jambe pliée jusqu’à la fin.

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Umm-el-Hoffeira / ام الحفيرة

Deux jeunes filles sont assises par terre, l’une en face de l’autre. Elles creusent au milieu un petit trou dans lequel elles mettent six petites pierre de même taille. Chacune conserve une pierre maitresse qu’on appelle darrabe (frappeur). Chacune lance, à tour de rôle, le darrabe en l’air et doit essayer de retirer les pierres du trou avant que le darrabe ne retombe dans sa main. Si le darrabe ne retombe pas à terre pendant qu’elle retire une pierre du trou, la jeune fille peut alors recommencer mais elle devra enlever la fois suivante deux pierres du trou ; puis trois pierres et ainsi de suite. A chaque coup réussi, elle gagne une pierre qu’elle conserve et remet les autres dans le trou. Lorsque la joueuse ne parvient pas à prendre les pierres dans le trou ou lorsque le darrabe retombe à terre, elle perd son tour et doit céder sa place à sa camarade

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Les billes / البلي

Les enfants dessinent au sol un triangle qui doit mesurer environ vingt centimètres de côté. Chacun dépose deux billes à l’intérieur. Puis ils tracent une ligne à trois mètre de distance du triangle. Les enfants se mettent à côté du triangle et lancent leur darrabe (une bille de plus grande taille) en direction de la ligne pour qu’il retombe le plus près possible de celle-ci. L’ordre des joueurs se détermine par la proximité des darrabe par rapport à la ligne. Le jeu commence. Le premier joueur se place sur la ligne. Avec son darrabe il doit essayer de frapper les billes pour les faire sortir du triangle. Les billes qu’il chasse du triangle deviennent sa propriété. Il gagne aussi le droit de rejouer aussitôt. Il relance alors son darrabe à l’endroit où le darrabe s’est arrêté lors de son dernier lancer. S’il échoue à faire sortir au moins une bille, il cède sa place au deuxième joueur. Et ainsi de suite. Le jeu continue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucune bille à l’intérieur du triangle. le gagnant est celui qui a obtenu le plus de billes. Si le darrabe lancé tombe à l’intérieur du triangle, le joueur devra attendre son tour et exécuter un lancer qui s’appel le Nazar. Le joueur se place à côté du triangle. Il tient une bille (ordinaire) à hauteur des yeux, au-dessus du triangle, et la laisse tomber pour qu’elle chasse le darrabe du triangle. Si le darrabe sort du triangle, le joueur pourra reprendre la partie. Sinon, il devra attendre son tour jusqu’à ce qu’il ait sorti le darrabe du triangle.

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La queue du chien ذيل الكلب

Les enfants pratiquent ce jeu le soir, au clair de lune. Ils s’assoient par terre et forment un cercle. L’un d’eux doit se bander les yeux avec un morceau de tissu. Les autres dessinent sur le sable un chien sans queue. L’enfant qui a les yeux bandés doit alors dessiner la queue du chien. Bien souvent, l’enfant ne parvient pas à dessiner la queue du chien au bon endroit. Le chien se retrouve alors avec une queue dans le dos ou sur son cou...ce qui déclenche les éclats de rire des autres enfants. Le jeu se poursuit toute la soirée dans la bonne humeur. Rares sont ceux qui parviennent à placer la queue du chien au bon endroit. Essayez, vous verrez !

Une exposition itinérante

L’Institut français a organisé une exposition (du 13 au 27 février) destinée à présenter et promouvoir les sept ouvrages édités. L’ensemble des illustrations originales réalisées par de grands artistes soudanais y est présentée accompagnée de panneaux pédagogiques (en bilingues). L’exposition a vocation à l’itinérance dans les écoles soudanaises (à commencer par les écoles pilotes du FSP), le réseau des Alliances françaises (Port Soudan, El Obeid, Madani) et les structures associatives liés à l’enfance (publiques et privées).

L’Ambassade de France a fait don d’une centaine d’ouvrages jeunesse dans le cadre du projet de coopération franco-soudanais en faveur du renforcement de l’enseignement du français dans le cycle secondaire.


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Dernière modification : 12/12/2014

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